Eh bien,
puisque personne ne semble vouloir de moi, puisque les littéraires sont homos et les scientifiques véritablement trop cons, et que mon coeur est vide de ce sentiment appelé Amour,
J'ai décidé dedonner mon coeur au seul qui saura le mériter :
La Fontaine et Corneille ont eu beau se démenner pour moi, ils n'ont pas atteint mon coeur, quant à Balzac...n'en parlons pas, Giono a eu le mérite de m'amuser et mon bref passage chez Gracq ne m'a pas convaincu bien qu'il m'est influencé...
Il n'y en a qu'un...il m'attend depuis toujours et mon infidélité littéraire ne l'a pas renfrogné, je me donne à l'amour de ma vie, que j'ai aimé au premier vers, et au dernier l'ai choisi...
O Racine toi seul a su reveiller en moi les affres mordants de la passion, et pardonne moi si je te declare ma flamme sans alexandrins, il semblerait que cela soit passé de mode, la déclamation de même pourtant le ton élégiaque que j'emploie peut s'élever aux classiques tragédies qu'en temps jadis l'on aimait la pureté, je ne suis pas digne de t'aimer pourtant accepte cet amour qui naquit au fil de tes mots, et dans ma tombe il n' y a qu'un livre, c'est Andromaque que j'emporterai. Jamais Corneille ton éternel rival ni la grand Moliere ou même le talent de shakespeare ne bénéficieront de cet éternel privilège. Pardonne mon peu de talent et lit cette simplicité de mes mots sans moue aucune, sans mépris n'y vois que le trouble des sentiments que tu m'inspires, qui m'ote les mots.
Racine, toi et moi c'est pour la vie
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes?